Ouvrages de référence

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S'il te plaît, dessine-moi une série... Contribution des internautes et séries télévisées. Anne-Sophie Béliard, Presses des Mines, novembre 2016.

Descriptif : Sur internet, les productions culturelles ne sont pas uniquement regardées, écoutées ou lues ; elles sont discutées, évaluées, commentées, analysées ou encore classées. Autant d’actions qui impliquent une contribution délibérée des internautes. Au-delà du mythe de la désintermédiation, le cadrage et l’exploitation des contributions dans toutes sortes de dispositifs et par des opérateurs diversifiés devient un enjeu central pour les acteurs qui développent une véritable « économie de la contribution » à partir du travail de commentaire, d’évaluation ou de comparaison accompli.

Pour mieux comprendre comment s’en dessinent les contours, l’ouvrage prend comme terrain d’étude le cas des séries télévisées. Le cadrage et la sollicitation des contributions accompagnent le visionnage, incitant les spectateurs à mettre en ligne des commentaires, résumés, avis sur les séries qu’ils ont vues mais aussi, par anticipation, sur celles qu’ils voudraient voir. Le traitement de ces contributions vise également à produire des outils facilitant le visionnage (planning, agendas, fiches techniques, classement) et à créer des réseaux sociaux autour des séries. L’économie des contributions commence à nourrir les logiques marchandes par la collaboration des opérateurs avec des groupes audiovisuels auxquels ils livrent, entre autres, des tendances de marchés issues de l’exploitation des avis et commentaires des internautes.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/les-cahiers-de-l-emns/s-il-te-plait-dessine-moi-une-serie.html


presumePrésumé coupable, Droit de suite et évolution du marché international de l'art. Joëlle Farchy et Nathalie Moureau, Presses des Mines, novembre 2016.

Descriptif : Dans un marché de l’art en plein essor, la mondialisation des échanges s’accompagne d’une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d’auteur réservée à la revente sur le second marché d’oeuvres d’arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n’a cessé cependant d’alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d’attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ?

L’ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l’importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d’une oeuvre d’art apparaît largement déconnecté de l’existence du droit de suite. De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l’émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/presume-coupable.html


 Le retour des communs, sous la direction de Benjamin Coriat, Ed. LLL, Mai 2015. 

Le retour des communs

Descriptif : Alors même que la notion de droits « exclusifs » reconnus au propriétaire individuel connait depuis quelques trois décennies une phase de durcissement et d’extension continue à de nouveaux objets (vivant, logiciels, semences, médicaments, savoirs traditionnels,....) on assiste, comme s’il s’agissait d’une « contre-tendance » à la montée de revendications et de pratiques pour mieux garantir différents types de « communs » conçus et administrés par des collectifs d’acteurs aux configurations multiples. 
C’est ainsi que les « communs », qui consistent non en une négation des droits de propriété mais en des formes nouvelles de partage et de distribution des attributs de ce droit (sous la forme de droits d’accès, d’usage, de prélèvement ...) entre différentes parties prenantes, connaissent aujourd’hui un formidable regain. Les nouveaux communs qui tirent leur origine de formes très anciennes de droits « communaux » (garantissant l’accès à l’eau, aux pâturages, aux moulins à grains pour les communautés villageoises…), ouvrent ainsi des espaces neufs et permettent de repenser radicalement le droit de propriété tel qu’il était conçu et prévalait jusqu’ici. Des logiciels libres aux licences creative commons permettant l’accès et le partage des créations artistiques ou scientifiques au plus grand nombre, des plateformes ouvertes permettant l’autopartage des biens les plus variés aux garderies auto-gérées… Les communs se présentent aujourd’hui comme autant de solutions à la crise de l’idéologie propriétaire et à l’exclusivisme qui lui sert de fondement.
Cet ouvrage, basé sur des recherches et des enquêtes qui se sont étendues sur plus de trois années ans et qui ont mobilisé près de vingt chercheurs en France comme à l’étranger, présente et explore à partir d’études de cas, d’investigations historiques ou de réflexions menées auprès des acteurs, la multiplicité des alternatives que proposent aujourd’hui les communs et l’économie du partage face aux impasses et apories de l’économie financiarisée dans laquelle nous sommes englués. 

Pour en savoir plus : http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Le_retour_des_communs-9791020902726-1-1-0-1.html


A qui profite le clic À qui profite le clic ? Le partage de la valeur à l'ère du numérique, Valérie-Laure Bénabou et Judith Rochfeld, Ed. Odile Jacob, Collection Corpus, Mai 2015. 

Descriptif : Ce livre montre comment les géants de l’Internet captent l’essentiel de la valeur de l’économie numérique tandis qu’elle échappe aux « créateurs » de contenus (œuvres, informations, fichiers). Comment ils drainent les données personnelles pour en faire l’or noir du xxie siècle. Comment ils récupèrent les bénéfices issus de l’économie collaborative sans toujours respecter la philosophie de partage qui sous-tend cet écosystème. 
En quête de solutions juridiques, Valérie-Laure Benabou et Judith Rochfeld constatent les limites de la propriété pour assurer la protection des internautes sur « leurs » contenus et le partage de la valeur. Elles proposent des voies plus équitables, qui passent par davantage de transparence sur les échanges, par la restitution de moyens de contrôle, techniques et juridiques, aux individus, ainsi que par le renforcement de leur pouvoir de négociation et d’action collective. 

Pour en savoir plus : http://www.odilejacob.fr/catalogue/documents/temoignages-actualite-enquetes/a-qui-profite-le-clic-_9782738132642.php


Couv la gratuité vignette

La gratuité, à quel prix ? Joëlle Farchy, Cécile Méadel et Guillaume Sire, Presses des Mines, Mars 2015.

Descriptif : Le prix Nobel d’économie Milton Friedman l’a dit clairement : « un repas gratuit, ça n’existe pas ». Pourtant, le web semble remettre en cause cet axiome puisqu’il permet aux internautes d’accéder, sans dépense apparente, à une multitude de biens culturels. Que vaut cette gratuité numérique ? Faut-il dans la continuité du rapport Lescure proposer une légalisation des échanges non marchands ? L’ouvrage explore ces notions et analyse trois secteurs qui constituent les principaux produits d’appel du marché de l’internet : l’audiovisuel, la musique et le livre.

L’analyse des revenus que Spotify ou DpStream, iTunes ou Usenet, LastFM ou Popcorn, VLC ou Shazam, et bien d’autres encore, tirent de la circulation des biens culturels permet de comprendre leur place dans l’économie numérique.


Derrière une même apparence de gratuité pour l’internaute, les modèles proposés ont des conséquences bien différentes. L’internaute devra lui aussi en payer le prix, sous forme directe ou indirecte, aujourd’hui ou demain, tandis que les modalités de partage de valeur entre les acteurs économiques sont amenées à évoluer.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/les-cahiers-de-l-emns/la-gratuite-a-quel-prix.html 


Couverture - occasion numérique 1

Qui a peur du marché de l'occasion numérique ? Joëlle Farchy et Camille Jutant, Presses des Mines, Janvier 2015.

Descriptif : Dénicher un livre ancien chez un bouquiniste, le DVD d’une série passée de mode dans un vide grenier ou un CD usagé dans les bacs d’un disquaire de quartier, autant de pratiques qui ne seront peut-être bientôt plus que les souvenirs d’une époque révolue, dans ces temps où le marché de l’occasion ne posait guère de problèmes aux acteurs des filières culturelles. Dans le monde physique, la revente de biens d’occasion s’est développée sans susciter de questionnements particuliers.

Mais qu’en est-il maintenant que ces biens deviennent numériques ? La question devient brûlante et interroge l’économie des secteurs concernés, les droits des internautes, les usages possibles ou autorisés. À partir d’une analyse des pratiques actuelles en matière d’achat et de revente d’occasion des biens culturels, l’ouvrage se penche sur l’opportunité de l’ouverture d’un marché de l’occasion numérique.

Le consommateur ayant acquis légalement une oeuvre dématérialisée peut-il et veut-il la revendre mais aussi la prêter, la donner, la jeter, la stocker, la dupliquer pour lui-même ou pour la partager, l’offrir, etc. ? L’enjeu n’est pas seulement la revente mais plus largement de trouver la place de ces biens dans une « seconde vie » numérique.

L’EMNS – École des Médias et du Numérique de la Sorbonne – est un pôle pluridisciplinaire de recherche et de formation créé par l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, en partenariat avec des entreprises et des institutions publiques. Dirigée par Joëlle Farchy, elle a pour vocation de décrypter l’actualité des médias à l’ère numérique.

Pour en savoir plus : http://www.pressesdesmines.com/qui-a-peur-du-marche-de-l-occasion-numerique.html#sthash.HjgOKTpb.dpuf 


Couv 1967

1967, au petit écran, sous la direction de Evelyne Cohen et Myriam Tsikounas, Presses Universitaires de Rennes, décembre 2014.

Descriptif : Cet ouvrage restitue les programmes d’une semaine « ordinaire » de programmes sur les deux chaînes de l’ORTF entre le 23 et le 30 septembre 1967. L’étude, menée par une équipe interdisciplinaire de chercheurs, en collaboration avec l’Institut national de l’audiovisuel, s’appuie sur des archives audiovisuelles de la télévision conservées par l’Inathèque et consultables sur le site Ina.fr, mais aussi sur la documentation écrite qui s’y rapporte (magazines de programmes, courriers de téléspectateurs, conseils et comités de programmes). Elle analyse les programmes télévisés, les conditions de leur production et celles de leur réception.

Pour en savoir plus : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3400 


Couv CMTelevision audiences across the world, Jérôme Bourdon et Cécile Méadel, Palgrave Macmillan, janvier 2014.

Descriptif : This collection is a most comprehensive book on television ratings systems. It offers a remarkable breadth of case studies of nations from North and South America, Europe, and Asia. These also include a wide variety of types of measurement practices and organizational structures. Such an array offers great opportunities for comparative analyses. Just as important, the book is theoretically, analytically and critically sophisticated. It examines the various critiques of audience measurement, such as the important distinction between substantive and procedural truths and the underlying assumptions in quantification and statistics about human behavior and social relations.  


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Handbook on the Digital Creative Economy, sous la direction de Ruth Towse et Christain Handke, Edward Elgar Publishing, décembre 2013.

Descriptif : "La 'Digital Creative Economy' est la nouvelle frontière de l'économie culturelle, et ce volume est le meilleur ouvrage pour s'initier au sujet" – Tyler Cowen, George Mason University, US

"Les deux concepts qui sont devenus les plus en vue dans le débat de la politique économique contemporaine sont l'économie numérique et l'économie créative. Ce Manuel pionnier rassemble ces deux concepts, avec la contribution d'un large panel de chercheurs de l'économie, du droit, de la culture, des médias et des communications. Un volet particulier du volume porte sur les questions de droit d'auteur dans l'environnement numérique, particulièrement dans les secteurs de l'audiovisuel, de la publication et des industries médias. Ce livre fournit une vue d'ensemble solide, et sera une lecture de référence essentielle pour les étudiants, chercheurs et décideurs d'un secteur en pleine évolution".
– David Throsby, Macquarie University, Australia


Pour en savoir plus : Handbook on DCE


 

Couv aux sources du numérique

Aux sources de l'utopie numérique, Fred Turner, C&F éditions, septembre 2013

Descriptif : Stewart Brand occupe une place essentielle, celle du passeur qui au delà de la technique fait naître les rêves, les utopies et les justifications auto-réalisatrices. Depuis la fin des années soixante, il a construit et promu les mythes de l'informatique avec le Whole Earth Catalog, le magazine Wired ou le système de conférences électroniques du WELL et ses communautés virtuelles.

Aux sources de l'utopie numérique nous emmène avec lui à la découverte du mouvement de la contre-culture et de son rôle déterminant dans l'histoire de l'internet.

Pour en savoir plus : http://cfeditions.com/Turner/


Couverture le phantome de Truffaut

Le Fantôme de Truffaut, Frédéric Sojcher. Les Impression nouvelles, Collection For intérieur, 2013.

Descriptif : À 3 ans, Frédéric Sojcher fait connaissance avec un plateau de tournage et à 6 ans, il devient cinéphile. À 12 ans, figurant dans Préparez vos mouchoirs, il sympathise avec Patrick Dewaere. À 14 ans, il entame une correspondance avec François Truffaut.
À 18 ans, il réalise avec Serge Gainsbourg et Michael Lonsdale un court-métrage, Fumeurs de charme. C’est un véritable conte de fée.
À 23 ans, il tourne son premier long métrage… et le cauchemar commence. Le cinéma sera une suite de combats, aux issues incertaines.
Dans ce récit sincère, sensible et souvent drôle, Frédéric Sojcher revient sur son parcours. C’est une ode aux actrices, aux acteurs et à toute l’équipe du film. C’est une initiation au cinéma, qui touchera ceux qui rêvent de pratiquer ce métier et d’entrer dans ce monde.
Le Fantôme de Truffaut propose aussi une galerie de portraits attachants : Patrick Dewaere, Yves Mourousi, Arletty, Isabelle Adjani, Margaux Hemingway, Marie Gillain, Cécile de France, Benoît Poelvoorde, Maria de Medeiros, Micheline Presle, Frédéric Taddéï… Ces rencontres permettent de mieux comprendre ce qui se passe sur le plateau, dans la réalisation, dans la production et dans la promotion d’un film.


Cinquante fiches pour comprendre les médias, sous la direction deFrançois Jost. Bréal, 2012.

Descriptif : Face à l'évolution de plus en plus complexe du paysage médiatique, il faut, pour s'y retrouver, faire appel à de multiples disciplines, qui nous permettent de le comprendre : l'histoire, les sciences de l'information et de la communication, le droit, l'économie, la sémiologie, la sociologie. Cet ouvrage permet une étude des médias sous toutes ces dimensions.

Ces 50 fiches fiches pour comprendre les médias ont donc été concues comme une sorte de vade-mecum, où le lecteur trouvera des réponses aux diverses questions qu'il se pose sur ce territoire en constante mutation. La presse, la radio, le cinéma, la télévision, internet sont envisagés, ici, sous leurs divers aspects par des spécialistes reconnus de chaque média et livrent les connaissances nécessaires à l'analyse de leur fonctionnement et de leurs enjeux.


lart du scénarioL’art du scénario, N.T. Binh, Catherine Rihoit, Frédéric Sojcher. Archimbaud/Klincksieck, 2012.

Descriptif : Comment un scénariste, un réalisateur et un producteur dialoguent-ils ensemble aux différentes étapes d'écriture du scénario ? Le scénariste a-t-il besoin d'interlocuteurs de création ? Comment un écrivain travaille-t-il pour le cinéma ? Comment s'élabore le récit d'un film documentaire ? Comment un acteur lit-il un scénario ? Quels liens entre scénario, casting et production ? Comment le film se réécrit-il au tournage et à la table de montage ? Qu'est-ce qu'un scénario ? Acteurs, agent, écrivain, monteur, producteurs, réalisateurs (Jean-Pierre Bacri, Claire Blondel, Valeria Bruni-Tedeschi, Romain Campillo, Laurent Cantet, Emmanuel Carrère, Agnès Jaoui, Serge Lalou, Vincent Lindon, Noémie Lvovsky, Stan Neumann, Nicolas Philibert et Carole Scotta) nous font part de leurs expériences et révèlent leurs rapports au scénario.
Leurs propos se complètent et montrent qu'il existe plusieurs approches possibles. En partenariat avec le Forum des images et le Master en scénario, réalisation et production de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


Code de la propriété intellectuelle commentée (12ème édition), Pierre Sirinelli, Sylviane Durrande, Antoine Latreille, Jeanne Daleau. Dalloz, 2012

Descriptif : La 12e édition du Code de la propriété intellectuelle présente l'ensemble du dispositif réglementaire permettant la mise en oeuvre des récentes réformes en matière de propriété littéraire et artistique. Dans la continuité des précédentes éditions, le millésime 2012 présente la codification officielle enrichie des textes complémentaires nécessaires à la compréhension de la matière, classés par rubriques thématiques suivant le plan général de la codification autour des deux parties qui la composent : la propriété littéraire et artistique et la propriété industrielle. Toutes les modifications législatives et réglementaires touchant le droit d'auteur, les brevets d'invention, les dessins ou modèles et les marques ont été intégrées. Les principaux textes reproduits sont complétés de commentaires explicatifs à jour des réformes les plus récentes. Et cette année, les annotations de jurisprudence en droit de la propriété industrielle ont été entièrement refondues.


Et pourtant ils tournent... Economie du cinéma à l'ère numérique, Joëlle Farchy. INA, 2011

Descriptif : Le regard que porte l'auteur sur l'économie du cinéma à l'ère du numérique met à jour les défis que doit relever l'industrie cinématographie pour que cet art continue à enchanter. L'ambition de cet ouvrage est de porter un regard d'économiste sur l'industrie particulière du cinéma. Particulière, dans la mesure où, comme toute "industrie culturelle" le cinéma est marqué par les tensions entre l'importance de la phase de création d'un prototype et un processus industriel de fabrication et de diffusion soumis aux mêmes exigences de rentabilité industrielle que n'importe quelle autre activité. De cette tension "originelle" découlent toute une série de paradoxes économiques autour desquels s'organise la lecture de cet ouvrage. Ces paradoxes sont aujourd'hui exacerbés par de vastes mutations économiques et technologiques qui sont autant de défis que doit relever l'industrie cinématographique.

D'une part, le cinéma ne se limite plus à l'exploitation classique d'un film en salle mais s'intègre comme un élément parmi d'autres d'une large économie de l'audiovisuel mondialisée. D'autre part, le numérique bouleverse de l'amont à l'aval à la fois les stratégies industrielle des acteurs, la consommation des (télé)spectateurs et le financement des œuvres. 


ouvrage les enjeux de la mondialisation

Les enjeux de la mondialisation culturelle, Joëlle Farchy, Jean Tardif. Editions du bord de l'eau, 2011

Descriptif : « Choc des civilisations », « Djihad versus McWorld », « exception culturelle »: c’est ainsi qu’est abordé à partir du milieu des années 90 le rôle de la culture dans les affaires mondiales. Depuis lors, les questions identitaires - donc culturelles - se sont imposées partout avec une acuité nouvelle, comme en témoignent les craintes suscitées par l’élargissement de l’Union européenne, l’affaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois ou le débat sur l’identité nationale en France. La mondialisation culturelle modifie les conditions dans lesquelles se déroulent les interactions entre les sociétés et leurs cultures. Dans la sphère médiatique globalisée, de plus en plus soumise à la logique économique, c’est aussi la maîtrise des symboles qui se joue, c’est à dire la structuration des imaginaires. Du coup, la différence entre les valeurs, les visions du monde et les modes de vie acquièrent une importance décisive.
La question la plus importante que pose la mondialisation n’est pas celle de savoir comment commercer davantage, mais plutôt de décider comment vivre ensemble à l’échelle planétaire avec des différences culturelles qui ne cessent de se renouveler.
Cet ouvrage situe les enjeux géoculturels dans une perspective stratégique. Il propose de les inclure, sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, dans la gouvernance mondiale que le système international actuel ne suffit plus à assurer. Les politiques nationales, indispensables pour gérer les conséquences de la mondialisation, ne pourront être efficaces que si des entités géoculturelles s’instituent comme ères d’interactions culturelles privilégies. L’Europe des cultures, la Francophonie et l’IbéroAmérique, notamment, pourraient constituer des laboratoires du pluralisme culturel mondial et des alternatives crédibles à la perspective des chocs de civilisation. 


Quand Google défie le droit, Alain Strowel. Larcier De Boeck, 2011

Descriptif : Premier moteur de recherche au monde, symbole du tout accessible à tous gratuitement, Google propose une nouvelle économie du contenu qui séduit les consommateurs mais bouscule les éditeurs de livres, la presse, le monde de l'audiovisuel. Est-ce qu'il faut se réjouir du projet Google Books ? Préfigure-t-il la bibliothèque numérique de rêve ? Comment la presse peut-elle survivre en ligne face à Google News ? Les producteurs audiovisuels et les chaînes TV doivent-ils craindre YouTube et Google TV ?

Google ne défie pas seulement les vieux médias qui se retranchent derrière le droit d'auteur. D'autres voix se font entendre. Par exemple, celle des grandes marques face à la publicité made by Google. Beaucoup se plaignent aussi d'un mauvais référencement en ligne. Par ailleurs, y a-t-il une vie privée avec StreetView et l'énorme captation de données personnelles sur les serveurs de Google ?

Quand Google défie le droit examine toutes ces questions et plaide pour un lnternet transparent et de qualité. L'essai d'Alain Strowel, spécialiste des droits intellectuels et de l'lnternet, prend les grands procès mettant en cause Google comme fil conducteur pour mener une réflexion sur l'avenir des médias. Il montre que le gratuit a un prix. L'ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'intéressent au sort de la création et à l'Internet.


Sociologie de la culture et des pratiques culturelles , Laurent Fleury. Armand Colin, 2011

Descriptif : La sociologie de la culture est un des grands domaines de la discipline. Ce livre en retrace l'histoire, à partir de ses origines : Max Weber et Georg Simmel. Sur les trente dernière années, trois questions (qui se recoupent partiellement) ont structuré les recherches : celles de la hiérarchie culturelle et de la distinction, de la démocratisation de la culture et des politiques de l'Etat, de la diversité des pratiques culturelles et des publics. Cet ouvrage présente une synthèse des résultats et des débats. Pendant la dernière période, la sociologie de la culture s'est réorientée pour répondre à de nouveaux questionnements, avec une plus grande attention à la réception des œuvres et à l'expérience esthétique, avec une mise en concurrence de la " culture légitime " et de la culture de masse. Avec ses outils, ses méthodologies, cette sociologie cherche à comprendre la place et le sens de la culture dans les sociétés contemporaines.


La programmation de la télévision à l'ère numérique , comment ça marche ? Laurent Fonnet. Dixit, 2010

Descriptif : En 10 ans, 5300 chaînes de télévision se sont créées en Europe, dont 245 pour la seule année 2009.
La numérisation a bouleversé la production et la diffusion des programmes audiovisuels. La TNT a désacralisé les grandes chaînes "historiques", les services de catch up TV ont modifié les habitudes du consommateur et les web tv ont explosé sur internet. La multiplication des chaînes, l'apparition et le développement de nouveaux genres de programmes (télé-réalité, web-documentaire, web-fiction…) et les nouveaux modes de consommation des images ont modifié les règles et les principes de la programmation.

Cet ouvrage explique « Comment ça marche » :

  • Quel est le processus d'élaboration de la grille de programmes pour tous les types de chaînes, de la chaîne historique nationale à la web tv ?
  • Quelles sont les spécificités de la programmation de tous les genres de programmes (fiction, divertissement, information, sport, télé-réalité, programmes courts …) ?
  • Pourquoi le marketing des programmes s'est considérablement développé ?
  • Comment les métiers de la programmation ont évolué ?
  • Pourquoi la communication est devenue fondamentale dans la relation avec le public ?
  • Quelles sont les perspectives d'évolution de ce métier ?

 


L'art des séries télé , Vincent Colonna. Payot, 2010

Descriptif : Pourquoi sommes-nous incapables de créer l'équivalent de séries télé comme Dr House, Desperate Housewives, Dexter, The West Wing, The Wire, Prison Break, Malcolm, Lost, ou In Treatement ?


La série télé est l'un des phénomènes culturels majeurs de ces dix dernières années. Jamais la diffusion de ces séries sur les chaînes de télévision, leur écho dans la presse et les médias n'avait occupé tant de place. Pourtant, au pays de la cinéphilie, la grande majorité des séries populaires sont qméricaines. Les créateurs français échouent à créer de grandes séries populaires de qualité. Comment cela est-il possible ? Quel malheureux concours de circonstances, quelles lacunes pourraient l'expliquer ?
Cet essai dévoile les secrets des grandes séries américaines. Des secrets qui se trouvent de façon inattendue dans la vieille réflexion sur le récit et ses émotions qui existe en Europe depuis Aristote mais qui a été discréditée par les avant-gardes artistiques et les théories formalistes de l'art depuis Flaubert. Une tradition à laquelle on doit pourtant l'Odyssée, le Roman de Renard, le Quichotte, Roméo et Juliette, La Nouvelle Héloïse, Werther, La Comédie Humaine, Mme Bovary, Guerre et paix, Le Déjeuner sur l'herbe et nos meilleurs cinéastes. La puissance de raconter propre aux Américains ne serait donc que la préservation d'un héritage européen oublié et méprisé en Europe : l'art du « récit canonique ». Démonstration à l'appui.
Cet essai propose de formuler les « règles » que les grands créateurs américains ont appliquées par tradition, cette tradition de l'art du récit que nous avons négligée, de lier ces règles à quelques principes anciens, puis de trouver les concepts modernes qui les étayent et les rajeunissent. Il y a beaucoup d'ouvrages (excellents et mauvais) pour comprendre la fabrication des grands films, il n'en existait pas pour celle des séries télé. Simples amateurs, indifférents, fans ou lettrés, tous sont invités à pénétrer de l'intérieur ce phénomène culturel majeur, afin de découvrir comment se pense une série télé, d'où vient le bonheur qu'elle procure, les émotions et les croyances qu'elle colporte.


L'économie immatérielle. Industries et marchés d'expériences , Olivier Bomsel. « NRF Essais », Gallimard, 2010

Descriptif : À chaque instant sur Google et autres outils de recherche s'inscrivent des milliers de requêtes et, avec elles, des milliers de marchés. Pas un jour où n'apparaissent un produit, un service fondé sur le codage, le traitement, la circulation de l'information. Pour chaque mot demandé, des entreprises paient afin d'être vues et de vendre. Les mots sont au coeur de l'économie: ils organisent la division du travail, les échanges, les moyens de production. Cette économie - qu'on l'appelle numérique, de l'information, de la connaissance ou de la communication - s'exprime désormais dans une écriture minimale et dématérialisée : le code {0,1}. La dématérialisation de l'écriture et sa circulation mondiale instantanée bouleversent nos représentations de l'économie. Comment percevoir et formaliser une économie immatérielle, sachant que les discours économiques dont nous héritons se sont élaborés à partir d'une physiologie de la marchandise, chose matérielle et tangible ? Loin d'occulter la production et les échanges physiques ou de les cantonner à certaines régions du globe, l'économie immatérielle montre qu'ils ne progressent, ne s'étendent et ne se régulent qu'au prix de flux croissants d'informations. Mots, images, réseaux de significations sont les nouveaux leviers de la rationalisation des ressources, des échanges et surtout, de la coordination des individus par incitations et partage d'expériences. L'économie immatérielle ouvre l'ère des industries et des marchés d'expériences.


L'Edition électronique , Marin Dacos et Pierre Mounier, « Repères ». Editions La découverte, 2010

Descriptif : Que devient la " galaxie Gutenberg " à l'heure d'Internet ? Après la musique et le cinéma, les interrogations se multiplient à propos du texte imprimé. Car, imprimé, le texte l'est de moins en moins. Du côté de la presse écrite, les tirages diminuent au profit de la consultation des sites Web que les journaux alimentent en temps réel. Du côté du livre, les supports de lecture électronique, liseuses, smartphones et autres Kindle font leur apparition. Pire : l'ogre Google promet de numériser la quasi-totalité des oeuvres disponibles, annonçant la dissolution du livre dans un gigantesque système d'information dont il serait le seul maître. À l'heure où l'imprimé prend son virage numérique, cette synthèse fait le point sur la question. Elle tente de décrire la diversité des pratiques - depuis Google Books jusqu'aux blogs BD en passant par les revues scientifiques, les livres numériques, l'encyclopédie Wikipédia ou le journalisme citoyen - en proposant une typologie structurante pour le champ et en faisant un effort de définition jusqu'ici négligé. C'est donc bien l'émergence d'un nouveau métier en cours de formation qu'annoncent ses deux auteurs.


Google et le nouveau monde , Bruno Racine « Tempus ». Éditions Perrin, 2010

Descriptif : Le livre et Google : une histoire qui commence.
Nous sommes à l'heure de l'exploration, des tâtonnements, mais une certitude s'impose : ceux qui resteront à la traîne ou sur la défensive seront marginalisés sinon éliminés. Plusieurs scénarios sont envisageables dans un proche avenir. Une résistance victorieuse du livre papier? Peu probable. Le triomphe absolu du numérique? Pas inconcevable si les acteurs traditionnels (éditeurs, auteurs, libraires) avancent en ordre dispersé face aux géants de l'Internet.
L'objectif à mon sens est de promouvoir un troisième scénario qui, grâce à l'engagement de l'Etat et à une alliance exigeante avec Google, permette aux acteurs de l'édition de s'adapter au nouveau monde en conservant leur indépendance. La France a là un rôle essentiel à jouer en Europe.


L'industrie des médias à l'ère numérique , Jean Gabszewicz et Nathalie Sonnac. Editions La découverte, 2010

Descriptif : Comme les autres biens et services, l'industrie des contenus médiatiques (télévision, radio, journaux, magazines) ne peut exister sans des supports qui font l'objet d'un échange marchand. Pour autant, les médias partagent des traits spécifiques qui ne les apparentent pas aux industries traditionnelles. Cet ouvrage s'attache à comprendre les mécanismes économiques sous-jacents au fonctionnement de cette industrie particulière.


Mainstream , Frédéric Martel. Flammarion, 2010

Descriptif : Comment fabrique-t-on un best-seller, un hit ou un blockbuster ? Pourquoi le pop-corn et le Coca-Cola jouent-ils un rôle majeur dans l'industrie du cinéma ? Après avoir échoué en Chine, Disney et Murdoch réussiront-ils à exporter leur production en Inde ? Comment Bollywood séduit-il les Africains et les telenovelas brésiliennes, les Russes ? Pourquoi les Wallons réclament-ils des films doublés alors que les Flamands préfèrent les versions sous-titrées ? Pourquoi ce triomphe du modèle américain de l'entertainment et ce déclin de l'Europe ? Et pourquoi, finalement, les valeurs défendues par la propagande chinoise et les médias musulmans ressemblent-elles si étrangement à celles des studios Disney ?
Pour répondre à ces questions, le journaliste et chercheur Frédéric Martel a mené une longue enquête de Hollywood à Bollywood, du Japon à l'Afrique subsaharienne, du quartier général d'Al Jazeera au Qatar jusqu'au siège du géant Televisa au Mexique. Ce qu'il nous rapporte est à la fois inédit, fascinant et inquiétant : la nouvelle guerre mondiale pour les contenus a commencé.
Au coeur de cette guerre : la culture « mainstream ». De nouveaux pays émergent avec leurs médias et leur divertissement de masse. Internet décuple leur puissance. Tout s'accélère. En Inde, au Brésil, au Arabie saoudite, on se bat pour dominer le Web et pour gagner la bataille du « soft power ». On veut contrôler les mots, les images et les rêves.
Mainstream raconte cette guerre globale des médias et de la culture. Et explique comment il faut faire pour plaire à tout le monde, partout dans le monde.


Révolution numérique et industries culturelles , Philippe Chantepie et Alain Le Diberder. Edtions La Découverte, 2010

Descriptif : Le numérique fracasse les anciens équilibres des industries de la culture et de la communication. ADSL, DVD, MP3, P2P, DRM, Hadopi : autant de sigles qui hantent un système où coexistent majors et stars, indépendants et jeunes créateurs, régulations, traditions et innovations. Dans ce conflit, toutes les stratégies défensives, voire répressives, agressives ou inédites semblent possibles. Mais ce nouveau monde est également porteur de promesses : pour quelle économie, pour quels usages, pour quels acteurs et avec quelles stratégies ?
Cet ouvrage présente les tendances techniques, industrielles et commerciales du nouveau paysage numérique de la musique, du cinéma, de l'audiovisuel, de l'écrit, du jeu et des réseaux sociaux. Il propose les clefs de compréhension des dynamiques à l'œuvre, de la production aux usages et consommations en passant par les régulations et le marketing.Philippe Chantepie, chef du Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture et de la Communication, est professeur associé à l'université Paris-II, maître de conférences à l'IEP de Paris. Il a été conseiller de la société de l'information au cabinet du ministère, au Commissariat général du Plan et consultant.

« [...] L'ouvrage plante la réalité de l'ère numérique face à celle de l'industrie des contenus. Deux chapitres traitent de manière précise les problématiques de l'exploitation dématérialisée et de sa distribution, la complexité de la piraterie et de ses enjeux économiques, l'économie des standards et l'enjeu des droits de la propriété intellectuelle. »
MUSIQUE INFO HEBDO

« Pour ceux qui veulent comprendre les nouveaux enjeux des industries culturelles (télévision, cinéma, radio, musique) à l'heure du numérique, voici un petit livre qui pose le décor. »
LES ECHOS

« Voilà un ouvrage qui passionnera tous ceux qui veulent comprendre leur environnement culturel. S'il date d'avril 2005 et si les développements dans ce secteur sont rapides, il n'en reste pas moins que l'on lira avec interêt cette analyse complète et détaillée, dense aussi mais très claire, émaillée, comme tout les ouvrages de cette collection, d'explications de plusieurs concepts dans des parties mises en relief. »
SCIENCES DE L'INFORMATION


Droit d'auteur et copyright , François Benhamou et Joëlle Farchy. La Découverte, 2009

Descriptif :Le droit d'auteur est l'objet de débats passionnés ; le sujet est passé du cercle fermé des spécialistes à un véritable enjeu de société. La contestation numérique constitue la manifestation la plus visible des multiples remises en question dont il a pu être la cible. A partir d'un retour sur les fondements de ce droit, ce livre de deux économistes montre la tension permanente entre la recherche de la diffusion la plus large des œuvres de l'esprit et la volonté de protéger, respecter et rémunérer la création. Il propose tout à la fois un état des lieux de la pensée économique sur le droit d'auteur et une synthèse originale des principaux débats sur la légitimité, le champ d'application et les enjeux stratégiques de ce droit.


Economie du Cinéma – Perspectives stratégiques, Laurent Creton. Armand Colin Cinéma, 2009

Descriptif : Confronté à l'intensification de la concurrence du système télévisuel et de son rival américain, le cinéma français est en quête d'identité, et recherche les voies d'un regain de compétitivité. L'approche stratégique retenue dans l'Économie du cinéma permet d'étudier le jeu des acteurs en présence, d'analyser les enjeux, les options, les manœuvres et les conditions de mise en œuvre. Ainsi, est-il possible de mieux comprendre les structures et le fonctionnement de la filière cinématographique et de tracer ses principales perspectives.


La fin de la télévision , Jean-Louis Missika. Seuil, 2006

Descriptif : La télévision est en train de disparaître sous nos yeux, sans que nous en soyons tout à fait conscients. Elle se noie dans un océan d'écrans, de terminaux, de réseaux et de portables. Elle explose en bouquets de programmes, se fragmente en chaînes ultra-thématiques, se désarticule en vidéo à la demande, se package en service push sur le mobile, se télécharge sur Internet, se podcaste sur l'i-Pod, s'individualise en blog et vlog... Elle est partout et nulle part. Nous entrons dans un monde d'images omniprésentes et de média absent. Toujours plus d'images et toujours moins de télévision. Nous allons connaître une société sans télévision.


La vingt-cinquième image : Une économie de l'audiovisuel , René Bonnell. Gallimard, 2006

Descriptif : A chaque seconde de projection, la télévision ajoute au film une vingt-cinquième image, comme pour satisfaire plus rapidement sa boulimie de cinéma. Cette légère accélération a bouleversé le secteur. L'effondrement de la fréquentation a mis le grand écran sous la dépendance du petit, sa forte reprise au tournant du millénaire indique que les deux médias sont passés d'une coexistence plus ou moins pacifique à un développement séparé mais solidaire. La télévision, notamment sous ses formes les plus récentes, utilise des images du septième art pour assurer en partie son expansion; le cinéma, lui, se sert de ce marché pour assurer son financement. L'avènement du numérique a révolutionné cette industrie. L'utilisation d'un langage informatique unique, alliée à la compression pour traiter et transporter image et son, banalise les supports et les fait converger vers un modèle unique. Cette nouvelle technologie, qui démultiplie les services rendus aux consommateurs et fait exploser la demande de programmes, a besoin d'un marché de masse pour s'épanouir. Elle a engendré un processus de concentration horizontale et verticale inédit dans le domaine de la communication même si certaines entreprises prennent conscience que le gigantisme ne coïncide pas toujours avec la plus grande efficacité. La compétition mondiale s'en trouve intensifiée et la domination américaine renforcée. En même temps, frontières politiques et espaces économiques nationaux deviennent, grâce au satellite et à Internet, de plus en plus virtuels. Dans ce contexte, les pouvoirs publics cherchent les voies nouvelles d'un soutien plus opératoire et d'une régulation plus adaptée à l'économie du secteur. Difficile entreprise car les nouvelles technologies diffusent partout dans le monde, avec de plus en plus de précision et de rapidité, des contenus audiovisuels de toutes sortes en adoptant la logique et les méthodes d'une économie de libre échange rétive à tout interventionnisme. Image et son empruntent désormais mille canaux pour venir s'offrir aux individus, contournant toutes les disciplines qu'on voudrait leur imposer, et cela au nom de la satisfaction aveugle du consommateur en oubliant qu'il est aussi un citoyen. La France a toujours développé une politique sophistiquée de protection de ses industries audiovisuelles selon un modèle qui peu à peu s'exporte. En 2006, l'Unesco a ainsi adopté une charte de la diversité culturelle. Reste le septième art. Tant qu'il protégera son pouvoir d'émotion et que sa prestigieuse mémoire hantera les esprits, sa survie devrait être assurée. Son seul atout est encore de conserver vingt-quatre images sur vingt-cinq, d'exiger du public ce supplément d'effort qui entretient son désir.


Quel marketing pour le cinéma ?Hélène Laurichesse. CNRS éditions, Paris, 2006

Descriptif : Aujourd'hui, sans marketing, le film, d'un point de vue du marché, n'existe pas. Les évolutions concomitantes du raccourcissement de la durée de vie du film en salle et de l'inflation du nombre de copies par film placent le marketing au cœur du système de rentabilité. En dix ans, les dépenses marketing ont doublé et, soumise à la loi du marché, l'exposition des œuvres indépendantes est menacée par des contraintes budgétaires de plus en plus lourdes. Quel marketing pour le cinéma ? Différents niveaux d'analyse (les salles de cinéma, les professionnels et le public) doivent être distingués, correspondant à différentes définitions du marketing. A des objectifs communs : parvenir à capter l'attention, retenir l'intérêt et provoquer un comportement de fréquentation, correspondent des stratégies différentes pour chaque champ d'application et pour chaque film. Marketing de la demande pour le secteur de l'exploitation, marketing relationnel pour les professionnels et marketing de l'offre pour le film. La présentation de la conception de la campagne de sortie du film dans ses différentes étapes pratiques permet une réflexion sur les stratégies marketing en fonction de la nature des films. En annexe six budgets marketing illustrent les différentes démarches.


La Révolution Google. Comment les moteurs de recherche ont réinventé notre économie et notre culture, John Battelle, traduit par Dov Rueff. Eyrolles, 2006

Comment envisager un monde où chaque clic est stocké à jamais ? Quelles sont les vraies raisons de la réussite de Google ? Devenue passerelle instantanée vers la connaissance, plus efficace qu'aucun de ses concurrents, Google est utilisée par des centaines de millions de personnes en quête de réponses à leurs besoins et désirs, à leurs peurs et obsessions. Elle constitue une gigantesque base de requêtes, que l'auteur a baptisée la "Base de données de nos intentions". Cette dernière, croisée avec d'autres, devient une mine d'or dont toute organisation - notamment gouvernementale - rêve de s'emparer.

Ce livre retrace de l'intérieur le triomphe de Google et met en perspective toute l'histoire des technologies de recherche. Avec lucidité, l'auteur analyse leur énorme impact sur le marketing, les médias, la culture pop, les rencontres, l'emploi, le droit international, les libertés individuelles.


Droit d'auteur et protection des œuvres dans l'univers numérique , Séverine Dussolier. Bruxelles, Editeur Larcier, 2005

L'environnement digital constitue certes une menace pour la protection du droit d'auteur mais il y apporte aussi son lot de réponses et d'outils nouveaux. Ont ainsi été développés de nombreux dispositifs techniques visant à protéger les oeuvres numériques, en ligne ou non : films, musique, programmes d'ordinateur, peuvent désormais être dotés de mécanismes techniques gérant les droits de l'auteur ou contrôlant la copie, l'accès ou l'utilisation non autorisés de l'œuvre.

Le droit vient au secours de ces mesures techniques de protection : les Traités OMPI de 1996, la directive européenne de 2001 sur le droit d'auteur dans la société de l'information, récemment suivis par le législateur belge, prévoient de sanctionner la neutralisation de tels dispositifs, ainsi que la fabrication et le commerce de moyens permettant ou facilitant un tel contournement.
L'oeuvre est donc désormais susceptible de bénéficier d'une triple couche de protection : elle est protégée par le droit d'auteur, protégée par la technique, elle-même protégée par la loi.

Cet ouvrage analyse l'articulation entre ces trois couches de réservation de l'œuvre et examine dans quelle mesure cette multiplication de la protection modifie le droit d'auteur et l'étendue des prérogatives qu'il accorde à son titulaire. L'auteure répond ainsi aux principales critiques qui ont été adressées à ces mesures techniques et aux dispositions anti-contournement, critiques relatives à l'impossibilité de bénéficier des exceptions au droit d'auteur et notamment de la copie privée, ainsi qu'au contrôle de l'accès à l'œuvre permis par ces dispositifs.

Première analyse approfondie de l'introduction des mesures techniques en droit d'auteur, l'ouvrage est également une réflexion d'ensemble sur l'étendue du droit d'auteur, des droits exclusifs d'exploitation aux exceptions et limitations de ces droits, réflexion qui se nourrit aux fondements philosophiques, sociologiques ou économiques de la propriété littéraire et artistique.

Ces développements, qui donnent lieu à une analyse minutieuse et argumentée, permettent à l'auteure de plaider d'une part pour une limitation naturelle du pouvoir de l'auteur aux actes d'exploitation de l'œuvre, soit aux actes permettant une diffusion publique de l'œuvre, excluant ainsi les seuls actes d'accès ou d'utilisation finale de l'oeuvre ; d'autre part, pour une préservation nécessaire des exceptions au droit d'auteur à l'encontre des mesures techniques ou de la protection légale de celles-ci.


Propriété littéraire et artistique (2ème édition) , Pierre Sirinelli. Mementos, Dalloz, 2004

Descriptif : La propriété littéraire et artistique, ensemble des droits accordés aux auteurs et auxiliaires de la création, connaît une importante évolution sous la double influence de la mondialisation et de la révolution numérique. La numérisation offre d'extraordinaires facultés de création, stockage, manipulation ou utilisation, à des fins commerciales ou privées, des œuvres.